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[Italie du Nord] Ce serait bien de pouvoir faire "Retour vers le passé" [Milan]

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MessageSujet: [Italie du Nord] Ce serait bien de pouvoir faire "Retour vers le passé" [Milan] Dim 11 Oct - 17:17




Ce serait bien de pouvoir faire "Retour vers le passé"

Avec Fratello


Ca ne faisait même pas une semaine que j'étais arrivé à la base et je commençais déjà à y étouffer. Trop de monde et trop peur de place, trop de tensions, trop d'histoires avec Antonio... Pourquoi donc ce virus avait-il du arriver ? Tout était si bien avant. Chacun son chez-soi, on ne pouvait voir des mutants qu'à la télé, on mangeait à sa faim... J'aimerais tant que ne soit qu'un film, avec un bouton “reset”. Ou que ce soit un mauvais rêve. Ou que ce soit comme dans Code Lyoko et que quelqu'un appuie sur le bouton “Retour vers le passé”, pour que tout redevienne normal.



J'étais sorti de la base. Malgré le danger j'avais besoin de prendre l'air pour de vrai, sans être entouré de mur et en étant sûr de ne pas être dérangé par quelqu'un. J'avais juste pris mes vêtements habituels et une veste car il ne faisait pas très chaud, à cette heure. Le soleil était assez bas et se coucherait probablement dans quelques minute ; il devait donc être vers vingt heures même si rien ne me permettait de le confirmer depuis que ma montre m'avait lâchée.
Seul mon frère savait que j'étais sorti. Il ne voulait pas, me rappelant à quel point c'était dangereux, mais il ne m'avait pas plus retenu que ça. Ce n'était pas comme si je partais pour toujours de la base non plus. C'était... juste pour une heure. Ou deux. Je ne l'avais pas dit aux autres afin qu'ils ne s'inquiètent pas. Enfin, surtout Antonio. Il serait sûrement le seul avec Veneziano à qui je manquerais si je venais à disparaître. Et encore, depuis la veille je n'en étais plus sûr. Il préfère cet abruti d'allemand qui est même plus censé être là, il fallait que je me fasse à l'idée... Mais c'était si dur.

Je m'approchais d'un immeuble encore intact à quelques dizaines de mètres seulement de la base. Je n'étais pas non plus suicidaire, ça ne servait à rien de s'éloigner plus que nécessaire. J'entrais dans le bâtiment, écoutant les sons autour de moi avant de m'engager dans les escaliers. Mes deux petites semaines de marche seul m'avaient appris à être vigilant à ce qui m'entourait. Le moindre son pouvait indiquer la présence d'un danger. Je me sentais un peu héros de film d'action américain, à être seul dans un vieux bâtiment au milieu d'une ville désertée. Si seulement tout ça ne pouvait être qu'un film.
J'ouvris la lourde porte tout en haut du bâtiment. Elle grinça, me tirant de mes pensées. Ainsi en hauteur, je sentais parfaitement le léger vent qui soufflait. Il caressait mes joues, jouait dans mes cheveux, me faisait sourire. Cela faisait un moment que je ne l'avais plus senti. Je m'approchais du bord du toit bordé d'une barrière afin d'éviter de tomber. De ce point de vue je voyais parfaitement la ville. Déserte. Vide. Morte. Il ne devait pas rester beaucoup de monde à part nous dans le coin. Tout le monde se cachait. Comme des rats.
Tout était gris, l'horizon était rempli de béton, le ciel était lourd pas cette soirée de début d'automne. Mon cœur se serra en voyant mon pays dans cet état. Mon si beau pays, autrefois un symbole de romantisme. Je laissais mon regard se promener et je vis au loin ce qu'il restait de l'exposition universelle. Il n'y avait plus grand chose. Juste la forme vague des pavillons. Le temps où les gens envahissaient les rues et les couloirs de cette magnifique ville qu'était Milan me semblait loin. Et pourtant... Cela ne faisait que quelques mois seulement...

Je m'assis devant la rambarde, laissant mes jambes passer entre les barreaux pour qu'elles se balancent dans le vide. Mon front vint se poser contre le fer froid, je fermais les yeux et, machinalement, je pris un des cailloux à côté de moi pour le jeter dans le vide sans regarder. Je continuais, ayant l'impression de jeter mes ennuis un par un à chaque caillou. Je me vidais l'esprit petit à petit et ça me faisait un bien fou. Évacué les soucis de cœur. Antonio ne méritait plus que je m'intéresse à lui, j'avais autre chose à penser. Évacué le soucis d'étouffer au milieu des autres. Pour le moment j'étais seul et je me sentais bien. Évacué le manque d'air. Le vent continuait de doucement me caresser la peau.
Je rouvris les yeux et fixais un des cailloux que je tenais dans ma main gantée. Mettre des gants me semblait être la meilleure solution pour mon pouvoir. Au lieu qu'il se déclenche sans que je le veuille et détruise ce que je tiens, il détruisait mon gant et l'objet restait intact. Mais en même temps, cela bridait mes pulsions. J'avais vraiment des envies de détruire, des fois. Pour me défouler. Et mon pouvoir excitait encore plus ce côté sombre. Ça me faisait peur. Mais j'avais toujours été comme ça. Peureux, méfiant, impulsif.
Je retirais mon gant, reprenant le caillou, et déclenchais mon pouvoir. Ce n'était pas compliqué... C'était comme... un muscle, que je pouvais faire bouger aussi facilement que le reste de mon corps. Le caillou se désagréga en un petit tas de poussière et je souris de satisfaction. D'un certain côté, avec plus de maîtrise et de puissance, je pourrais faire de sacrées choses. Peut-être qu'enfin on me respecterait un peu plus. Et qu'on ne se moquerait plus de moi, de ma tendance à vite rougir, à être plutôt petit, à tout le temps avoir besoin de me réfugier vers quelqu'un quand on me vexait ou qu'on me rendait triste.
En soufflant sur ma main, je fis partir la poussière qui s'envola. Je la suivis des yeux puis posa mon regard sur la ville, me sentant à la fois inquiet pour l'avenir et puissant grâce à mon pouvoir. Une satisfaction mêlée de douleur. Pour avoir ça, il avait fallu que tant de gens meurent, que tant de choses disparaissent. Rome. Ma belle ville de Rome, détruite. Même les ruines. Plus aucun souvenir de notre Papy, à moi et fratello. Il faudrait que je le lui dise, un jour. Mais je ne voulais pas le rendre aussi triste que moi. Il ne méritait pas ça. Je voulais juste qu'il soit heureux de nouveau.

Antonio voulait m'oublier, et bien je l'oublierais aussi. Il me voulait comme ami, mais ça allait être compliqué.
Il n'y avait plus que fratello sur qui je pouvais compter, désormais.

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MessageSujet: Re: [Italie du Nord] Ce serait bien de pouvoir faire "Retour vers le passé" [Milan] Dim 11 Oct - 19:28

❝ Ce serait bien de pouvoir faire "Retour vers le passé".

» Feat. Italie Du Sud
» 11/10/15


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» Italie du Nord



Les yeux rivé sur la porte, Italie du Nord regarda son frère sortir. Heureusement pour lui, personne ne l'avait vue. Le cadet des Italiens l'avait pourtant prévenue des dangers qu'il courait s'il allait hors de la base. Mais quoi qu'il disait, Romano ne l'écoutait pas. Il resta un petit moment devant la porte, avant de réaliser que c'était trop suspect. Il se retourna et commença à marcher dans la cour, inquiet. Très inquiet même. Son frère venait juste d'arriver, ça faisait plusieurs mois qu'il était soucieux à son propos, et maintenant qu'il était enfin là, il l'était encore plus... Certes cette base était petite, et il savait son frère amant les endroits spacieux... Lui aussi ça allait le rendre fou de rester entre ses 4 murs trop longtemps. Mais l'italien avait bien trop peur de ce qui avait derrière le mur pour s'autoriser une petite fuite. Son frère était bien plus courageux que lui, et bien plus fort, alors, parfois, il ne comprenait pas ses actions. N'y même ceux des autres à son égard. Le destin l'avait choisi lui pour « représenter l’Italie ». Mais pour lui, ils étaient encore deux, l’Italie ne serait rien si l'un des deux partait. Ils sont l'Italie. Mais avant d'avoir une fonction politique. Ils étaient avant tout frères. Et Feliciano ne pouvait imaginer quelqu'un d'autre que Lovino pour remplir se rôle. Tous ses pensées le travailler, et instinctivement, il s'était retrouvé devant son lit. Il le fixa. Où plutôt, il fixa le drapeau qu'il avait accroché au bord du lit. Le drapeau italien, qui tombait dans des courbes qui lui semblait hideuses, morte. Qu'est-ce que ce drapeau représentait maintenant ? Le reste du pays ? Le reste de ses habitants ? Les villes qui restaient ? Ou peut-être tout simplement eux ? Peut-être qu'il était juste là pour montrer qu'ils existaient encore. Qu'il n'allait pas disparaître... Disparaître... Ce mot résonna dans la tête de l'Italie du Nord. Disparaître. Comme Papy Rome... Comme... St Empire Romain … Pourtant, quand ils sont partis, leurs drapeaux étaient encore là... Mais eux non... Les drapeaux n'étaient en fait qu'une mascarade pour essayer de montrer qui ils étaient. Mais là. Maintenant. À l'instant présent. Ils n'étaient plus rien... Juste des humains, des personnes vivant caché derrière leurs murs... Il prit le drapeau dans ses mains, le fixa un instant, et repensa à son frère. Ce drapeau qu'ils avaient autrefois fièrement levé vers le ciel. Il le plia le cachant dans un petit sac bandoulière qu'il mit autour de lui. Lovino n'était pas bien, il fallait qu'il joue son rôle de frère. L'italien regarda la sortie des dortoirs, puis son lit. L’extérieur n'était pas sûr... Mais son fusil n'était pas discret... Oh et puis ZUT ! Il le prit quand même au cas où, heureusement pour lui, il cachait son arme parmi ses affaires sous son lit, donc à part si on fouille dedans, personne ne peut savoir qu'elle n'est plus là.

Puis, il sortit de la base de manière discrète, sans prévenir personne... Le fusil sur son dos, il s'éloigna de la base en ne passant pas par le chemin le plus visible depuis la tour d'observation. Il fallait qu'il soit invisible. Que leur sorti ne soit pas sur par les autres. Sur le chemin, il rigola un peu, tout seul, sur sa route. Pas plus tard qu'hier soir, il avait fait la morale à Allemagne, lui disant que c'était dangereux dehors, et qu'il ne fallait pas sortir... C'était pourtant ce qu'il venait de faire. Mais c'était pour la bonne cause, hein? C'était pour son frère. Il s’inquiétait énormément et il connaissait les états de Romano quand il commençait à s'isoler ainsi. Ce n'était pas bon. Et même pour lui, il avait besoin d'avoir son frère à ses côtés. Il avait peur. Peur de se retrouver seul encore une fois...

En marchant, il vit passer devant lui un petit caillou, puis un deuxième... Feliciano s'arrêta et leva la tête. À côté de lui se trouver un grand immeuble encore à peu près intacte. Son frère était-il en haut ? Il ne savait pas... Et il n'avait pas envie de rentrer dans l'épave pour le savoir. Et s'il y avait un mutant? Il soupira. Pourquoi était-il sorti alors qu'il avait si peur de ce qui l'entoure? De ce qui se cachait dans la pénombre des bâtiments? En revoyant un caillou tombé, il se souvient. Il était venu pour son frère. Cet élan de courage et de stupidité, elle n'était que pour lui. Il déglutit en passant entre la porte de l'ancienne habitation. L'italien regarda autour de lui. Tout était en pagaille, les feuilles au sol, les plantes renversées, les chaises aussi... Il regarda avec anxiété les décors de la scène avant de secouer un peu la tête et commencer à monter les escaliers. Son frère était en haut. Il le savait, il le sentait. Il avança de manière prudente, faisant attention à tout ce qui l'entourait. À chaque étage, il s'arrêtait un instant. Non pas pour reprendre son souffle mais pour être sûr que personne ne le suivait, ou qu'il n'y avait aucun danger dans la première salle des paliers.
Il arriva enfin en haut. L’Italie du Nord posa sa main sur la poignée et rien quand forçant pour la faire descendre, elle se mit à grincer. Il grimaça s'arrêtant net. Il ne voulait pas déranger son frère plus que ça. Enfin si ! Si ! Il était venu ici pour le déranger, justement. Mais une approche plus discrète était peut-être mieux? Il se serait sentie suivit sinon, non? Quoi que... C'était le cas en fait. Veneziano venait de suivre son frère, alors qu'il voulait être seul. Il posa son front sur la porte, hésitant à l'ouvrir. Il ferma les yeux, repensa au regard que lui avait lancé Romano juste avant de sortir... Il se mordit la lèvre inférieure et usa de son pouvoir pour passer à travers la porte et s'approcher à pas silencieux de son frère espérant qu'il ne l'ait pas entendu....



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MessageSujet: Re: [Italie du Nord] Ce serait bien de pouvoir faire "Retour vers le passé" [Milan] Jeu 15 Oct - 21:39




Ce serait bien de pouvoir faire "Retour vers le passé"

Avec Fratello


Juste fratello. Plus Antonio. Pour la toute première fois depuis très, très longtemps, il n'y avait que mon frère et moi. Même tout petit, Antonio me protégeait et prenait soin de moi. Mais c'était fini, maintenant. Fini. Il avait son allemand, ils allaient pas tarder à enfin s'avouer l'un l'autre qu'ils s'aimaient. Et j'aurais perdu mon Tonio pour de bon. Pourquoi donc avais-je rompu avec lui au début de tous ces soucis ? Juste pour profiter de la situation sans savoir qu'elle arriverait jusqu'à ce point, et m'amuser à draguer les jolies filles du groupe ? Quel con j'avais été. Et maintenant j'avais plein de remords.
Pourtant, au fond, peut-être que Tonio m'aurait quitté de lui-même pour aller avec le bouffeur de patate. Qu'est-ce qu'il lui trouvait ? En plus, il pelait comme pas possible et avec son albinisme il avait une tronche de lapin. Moche, et con en plus de ça. Mais bon, si Antonio avait des goûts étranges désormais je n'y pouvais rien. Dans tous les cas, il ne voulait plus de m...

Un bruit. J'avais clairement entendu un bruit. J'avais beau être perdu dans mes pensées, je m'étais habitué à rester aux aguets et le bruit métallique me fit sauter sur mes pieds, me tournant aussitôt vers la porte.

- Qui est là ?

Je me rendis compte que j'avais à peine murmuré ma phrase sous la peur qui m'envahissait. Tant mieux, d'une certaine manière. Si j'avais gueulé, le mutant qui était peut-être pas loin aurait pu m'entendre et venir. Peut-être que là il m'oublierait, passerait sans se douter qu'il y avait quelqu'un sur le toit... Dans le doute, je pris le beretta accroché à ma ceinture et vérifiait s'il était bien chargé. Si jamais un mutant montrait le bout de son nez, il aurait affaire à quelques balles de plomb.
Alors que tous mes muscles étaient tendus, prêt à bouger au moindre signe anormal et que je commençais à me dire que j'avais du rêver de ce bruit, je vis soudain... mon frère passer à travers la porte comme s'il n'y avait rien.

Après un petit temps d'absence, je poussai un petit cri de surprise et me mis à gueuler en italien.

- Fratello ! Mais qu'est-ce que tu fous là ? Et comment t'as fait ça ? T'es passé à travers la porte ? C'est quoi ce bordel ?!

Pourtant il aurait du avoir la même mutation que moi non ? Et pouvoir détruire des choses ? Pourquoi est-ce qu'il passait à travers les portes ? C'était Casper ? Ou alors c'était une sorte de mutant que je n'avais jamais vu ? Un mutant fantôme qui copiait la forme des gens qui nous étaient chers ?

- C'est toi au moins ?

Je pouvais vraiment être parano quand je m'y mettais, et ma réaction le prouvait. Mais je préférais être trop prudent que pas assez. Si c'était réellement mon frère je m'en voudrais de ne pas le croire ainsi, mais dans le doute je gardais le canon de l'arme braqué droit sur la personne devant moi. Oublié ma nostalgie pour le moment, le possible danger devant moi méritait toute mon attention.

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