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"Un côté blanc, un côté noir et c'est ce que nous allons voir.." - Ft Kenneth Wallace

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MessageSujet: "Un côté blanc, un côté noir et c'est ce que nous allons voir.." - Ft Kenneth Wallace Mar 26 Jan - 17:51
Who's afraid of the bad wolf ?
feat. Kenneth Wallace & Francis Bonnefoy
On a peur seulement quand on n'est pas d'accord avec soi-même.   Luis Fernandez

Francis poussa un long soupir, allongé sur son lit. Il devait y aller, il le savait bien. Après tout, il l'avait promis de passer pour changer ses bandages. Mais il n'y arrivait pas. Il hésitait. Et il s'en voulait.
Mais était-ce tant cela de sa faute ? Après tout... Après tout... Il avait vu cette bête en action, cette... Créature? Et on avait toujours mis en garde Francis contre cet animal. On le lui avait sans cesse répété à quel point il était dangereux, qu'il fallait sans méfier, qu'il ne devait pas accorder sa confiance comme on pouvait le faire avec des chats, des chiens ou autre domestique. Et toute les légendes qu'on lui avait raconté à propos des ces loups, souvent comparé à des monstres sanguinaires, ne l'avait pas non plus aider à s'en faire une autre idée. Mais jusque là, il n'avait pas eu plus à s'inquiéter sur ce sujet là. Après tout, on n'en croisait pas souvent, et encore moins à leur époque. De ce fait, Francis en avait, finalement, endormi sa méfiance.
Mais elle s'était réveillé. Elle avait finit par refaire surface quand il avait su. Pourquoi, de tout les choix d'animaux qu'il avait été possible d'être, il avait fallu que son plus proche ami soit un loup ? Ah, qu'il maudissait cette mutation ! Il y avait bien sur une certaine logique, étant donné que ces animaux avaient étés longtemps sur les terres écossaises, forcément, il se doutait que cela avait joué. 
Oh, lorsque Kenneth le lui avait dit, le blond avait préféré ne pas montrer ce qu'il en pensait. Après tout, il venait de le retrouver après des mois à s'être inquiété pour lui, il n'avait pas jugé cela nécessaire de le lui dire. Il n'avait pas voulu le mettre mal à l'aise. De ce fait, il avait fait abstraction de son ressentiment à chaque fois qu'il le croisait sous sa mutation. Il se répétait qu'il ne s'agissait que d’Écosse, et non pas d'un vrai loup. Qu'il n'avait pas à le craindre, qu'il ne ferait pas de mal involontairement et qu'au vu de ses agissements, il ressemblait plus à un gros chien qu'autre chose. Cela avait bien marché, il s'habituait à sa présence, il pouvait l'approcher, faisant quand même un peu attention... Mais tout se déroulait bien. Du moins, jusqu'à hier.
Il n'avait pas eu simplement peur de le voir ainsi, ce n'était que peu dire. Il avait littéralement été paniqué, presque tétanisé. En y repensant, il sentait son estomac se tordre tant il avait honte d'avoir agit ainsi. Il n'avait rien pu faire pour le calmer, ou pour l'aider. Tout simplement à cause d'une phrase qui ne tournait sans cesse dans sa tête à ce moment là. 

"Si je m'approche, il va me blesser." 

C'était certes un instinct de survie, beaucoup aurait pensé pareil. Mais combien, de ce fait, aurait préféré laisser quelqu'un d'autre se charger de tout le boulot ? Lui, il avait demandé à cette pauvre VietNam de tirer, sans savoir qui allait-elle blesser. Il avait bien compris qu'à ce moment, elle n'avait pas encore réagit sur la véritable identité du loup. Il avait joué sur ça pour la convaincre. Parce qu'il n'avait pas eu le courage d'approcher, alors qu'il se batait violemment contre la deuxième mutation animale. Cela avait marché, dans un sens. Et malgré les complications qu'il y avait eut par la suite, Kenneth était redevenu lui-même. Son poumon était ce qu'il y avait eu de plus touché, mais il savait que ça irait. Du moins, il espérait. Mais son ami était plus résistant que cela, il en était persuadé.
Mais malgré tout, après l'avoir vu agir ainsi, même redevenu humain, Francis eut du mal à le regarde, ne serait-ce qu'à lui parler. Il regrettait un tel comportement, mais il n'y pouvait rien. Il avait vu ce monstre sommeillant en son ami agir. Ce n'était pas simple. Et voilà où il en était désormais : il restait allongé sur son lit alors qu'il devait retourner dans l'infirmerie pour changer les bandages qu'il avait déjà une première fois administré hier à l'écossais. Il fallait qu'il le fasse, il n'avait pas à ressentir autant d'hésitation. Il devait se le convaincre. 

Dans un sens, on pouvait trouver cela un peu... Idiot, une telle peur. Après tout, leur statut de nation leur avait fait vivre des moments difficiles, douloureux, violent. Combien de carnage avait été fait, au cours de ces nombreux siècles ? Combien de peuple avait été décimé ? Combien de Royaume était tombé après tant de guerre à se battre les uns contre les autres ? Ils avaient parfois agit comme les pire des monstres. Et si on suivait cette logique, comparer des loups à des bêtes sauvages pouvait être ironique. Et ça l'était encore plus en vue de l'époque actuelle. Mais ce n'était pas tant que cela comparable. C'était ce que se disait le Français en tout cas. Après tout, il était une nation. Côtoyer la folie de ses comparses, et devoir supporter la sienne, il en était habitué. Ce n'était absolument pas le cas pour la forme animale de Kenneth. Pour autant, il ne devait pas rester ainsi.
Prenant une grande inspiration, il se releva et sorti du dortoir.  Marchant malgré tout lentement, il arriva finalement à l'infirmerie et repéra l'emplacement du rouquin. De nouveau, un doute lui prit. Était-ce vraiment une bonne idée ? Kenneth avait bien du savoir son comportement de hier, et l'ambiance ne risquait pas d'être des meilleurs. Non. Ne pas penser au pire. Adviendra de ce qui adviendra, peut-être qu'au contraire tout se passera bien. Remarquant qu'il était resté planté devant l'infirmerie, il réagit et parti chercher de nouveau bandage, et se dirigea près du lit de Kenneth, regardant si il était oui ou non réveillé. Il s'entreprit alors de prendre un ton qui se voulait doux, mais sa voix paraissait malgré tout hésitante. Juste avant de parler, il se força un sourire, comme pour vouloir rassurer son ami, mais voulant se rassurer aussi lui-même :

"Bonjour Kenneth... Comment te sens tu ? Je viens changer tes bandages."
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MessageSujet: Re: "Un côté blanc, un côté noir et c'est ce que nous allons voir.." - Ft Kenneth Wallace Mer 3 Fév - 17:53





666 mots

Je suis trop dark.

De toutes les mutations existantes, c’est la métamorphose animale que les Écossais ont choisie.
Kenneth s’en était amusé, Kenneth avait même apprécié ce choix. Et quand il avait appris que lui-même possédait cette incroyable capacité de se changer en animal, en un puissant loup pour son cas, il avait été plus que ravi, heureux même.
On n’aime pas trop le loup aujourd’hui, mais à une autre époque, celle à laquelle il avait grandi, cet animal majestueux, était celui attribué aux plus puissants guerriers… Et c’était bien ainsi que la nation voyait la chose.
Il avait toujours su que le loup serait son patronus s’il avait vécu dans le monde d’Harry Potter.

Mais ce que Kenneth n’avait pas imaginé, c’était qu’un jour cette mutation, ce loup, deviendrait dangereux.
Ben oui, qui aurait pu imaginer qu’un jour son propre pouvoir se retournerait contre lui ? Qui aurait cru qu’il développerait une espèce de double personnalité incontrôlable, continuellement affamée et assoiffée de sang, lui qui n’était qu’un homme espiègle qui s’amusait tant de cette forme animale sans faire de mal à personne ?

Ce pouvoir qu’il avait tant aimé s’était transformé en véritable malédiction quand « Hyde » est né.
C’était alors qu’il recherchait ses frères dans cet enfer.
Alors que ce Gregari avait pris contrôle de lui.
Alors que même sans que ce monstre n’utilise son pouvoir sur lui, il le suivait, exécutait ses ordres.
Alors qu’il tuait, détruisait t semait la mort sur son passage… Alors qu’il faisait souffrir son propre peuple.

Hyde était celui qui avait pris possession de lui et qui lui avait fait faire tout cela, à lui qui n’était plus qu’un impuissant spectateur face à l’horreur.
Il n’avait repris le contrôle de lui-même que lorsque Arthur avait été capable de l’assommer, de le vaincre. Et depuis, le combat entre lui et cette bête était constant… Jamais Kenneth ne sentait plus sa présence. Le loup était toujours là, tapi dans l’ombre, attendant le moindre signe de faiblesse pour reprendre le contrôle, et recommencer son massacre.
Ce combat perpétuel était aussi épuisant qu’il en avait l’air, ainsi il arrivait régulièrement qu’Écosse se fasse submerger, et comme la veille que Hyde refasse surface.

Et il s’en voulait pour ça. Il avait mis ses proches en danger, et aurait pu mortellement blesser quelqu’un… D’autant plus que par sa faute, Afrique du Sud avait elle aussi perdu le contrôle d’elle-même… Et à ce qu’il avait entendu, il en allait de même pour Tomislav. Il avait causé une réaction en chaîne qui aurait pu causer de bien plus graves dégâts que quelques blessures…

Kenneth avait honte d’être faible. De ne pas être capable de se battre…

Mais pire que son propre ressenti, c’était le regard que les autres lui portaient qui lui faisaient le plus mal. Francis notamment, la veille… Cet air… Ce regard… Cette manière qu’il avait eue de le fuir.
Écosse avait vite compris : son ami d’enfance et de toujours avait peur de lui. Peur du loup qui se tapissait en lui.
A cause Hyde, il perdait même la confiance des personnes les plus proches de lui…

La nation n’en pouvait plus de cette malédiction, il n’en pouvait plus de vivre avec la peur que Hyde revienne… Et celle des mutants, qui se trouvaient juste dehors.

Ainsi, l’écossais avait passé sa nuit à penser à toutes ces choses, à ses peurs, aux sentiments contradictoires qu’il ressentait, incapable de dormir malgré l’épuisement, non pas à cause de la douleur, mais à cause de l’effet qu’il ressentait à chaque fois que Hyde ressurgissait.

Arrivé au matin, il n’avait qu’à peine fermé l’œil, et lorsque Francis apparut, Kenneth ne l’accueillit que d’un faible et bien triste sourire…

Son sourire forcé, et ce ton hésitant, il ne les manqua pas malgré la fatigue… Et ils lui firent mal. Tellement mal.

-A part que j’ai l’impression d’être une merde, je présume que ça va, et toi ?

Son ton fut plus sec qu’il ne l’avait voulu… Mais que pouvait-il y faire…?

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MessageSujet: Re: "Un côté blanc, un côté noir et c'est ce que nous allons voir.." - Ft Kenneth Wallace Jeu 4 Fév - 17:34
I hate this monster...
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“Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons.” André Gide

"A part que j’ai l’impression d’être une merde, je présume que ça va, et toi ?"

D'un côté, il ne s'était pas attendu à une réponse enthousiaste ou positive. Ce n'était pas bien étonnant. Mais répondre suite à cela, surtout vu le ton que ce dernier avait utilisé, ou même essayer de le rassurer était plus compliqué que ce qu'il n'y paraissait. Francis se sentit presque de trop, aux yeux de l'écossais. Peut-être, au final, venir avait été une mauvaise idée ? Peut-être aurait il fallu demander à Angleterre de prendre la suite pour les soins de son frère ? Après tout... Que pouvait il dire ? "Mais non, c'est faux ne dit pas ça" ? Bien sur que dans un sens, il n'avait pas à se sentir ainsi. Il n'y était pour "rien", tout était de la faute de cette créature résidant en lui. Mais même avec cela, Francis savait qu'il était mal placé pour le lui dire. Ses agissements étaient trompeur, ses mots pouvaient paraître faux à tout moment et connaissant son ami, il ne manquerait pas de le remarquer. Cela ressemblerait trop à de l'hypocrisie, et il se refusait de s'abaisser à cela.
Il pouvait toujours ignorer cette phrase, mais revenir à l'approuver ne lui plaisait pas pour autant. Il ne voulait pas que Kenneth se sente ainsi. Pas lui, il n'avait pas de raison. Enfin, aux yeux de France. Il souhaitait le lui faire comprendre, le lui dire.Seulement, aborder le sujet n'était pas aussi simple qu'il n'y paraissait. Et pour le moment, il n'avait pas d'autre choix "d'ignorer" les dire de son ami.

"Hm... Je vais bien."

Sans plus continuer la conversation, il posa à côté tout ce dont il allait se servir pour soigner son ami et commença déjà à retirer les bandages fait la veille, le faisant aussi doucement que possible. Les plaies étaient loin d'être guéris, ce qui était normal. Si il ne faisait pas attention, ça pouvait être douloureux.

"N'hésite pas à me dire si je te fais mal."

Sans plus de formalité, il s'appliqua à les retirer, ne fixant que les bandages tâchés. Il n'osait toujours pas le regarder plus longtemps qu'il ne le devait. Sur le coup, il se dit qu'il aurait du retirer ses lunettes, prétextait les avoir perdu. Ça aurait au moins donner une excuse, parce qu'actuellement... C'était tout bonnement ridicule.
Et que dire sur l'ambiance qui était présente en ce moment autour d'eux ? C'était un lourd silence, un silence gênant, aucunement agréable. Il détestait cela, il fallait bien l'avouer. Parce qu'habituellement, ce n'était pas comme ça entre eux. C'était loin d'être ainsi, même.

Kenneth avait été son plus proche ami, son allié le plus fidèle. Et voilà qu'à cause d'un incident, ils agissaient comme deux parfait inconnu, incapable de trouver la moindre conversation pour alléger cette foutue situation pesante.
Elle n'avait pas lieu d'être. Pas à cause de cette bête.
Tout était de sa faute.
C'est parce qu'elle était là. Elle avait tout foutu en l'air.
Comment ne pas lui en vouloir ? Cette créature... Il voulait tant qu'elle parte de son ami.

Sans réellement s'en rendre compte, une profonde colère s'éveillait chez le Français. Il ne préférait pas y faire attention. Cela n'allait aider en rien, mais quelques uns de ses gestes le trahissait, ce qui le fit pousser un long soupire. Il n'aimait pas  son attitude. Et Kenneth pouvait à tout moment croire qu'il était comme ça à cause de lui. Et loin de lui cette envie de donner une telle impression. Il fallait, de son mieux, qu'il continue de différencier l'écossais et ce... Monstre. Ils n'étaient pas les même personne. Impossible. Pourquoi cela devrait être le cas ?

Oh, il rêvait bien de questionner le rouquin à ce sujet, mais ce n'était certainement pas le moment pour, il en était hors de question, même. Peut-être le ferait-il plus tard, il aurait la patience d'attendre.
C'était dans ce genre de moment qu'il se sentait soulagé d'avoir une mutation qui n'engendrait pas - encore ? de cas trop dangereux. Oh, cela ne voulait pas dire qu'il était heureux de l'avoir. Loin de là. Il n'avait jamais compris pourquoi son peuple avait choisi celui là plus qu'un autre. Pour ce côte "pays de l'Amour" ? Mais si c'était cela, ce n'était pas ce qu'il y avait eu de plus logique à faire pour le Français. Mais là n'était pas le sujet du jour.

Pour le moment, il espérait juste se calmer, se rassurer, se montrer moins hésitant sur ce qu'il faisait. C'était bien évidemment loin d'être simple, mais il fallait tenter.
Ce fut finalement lorsqu'il débuta à appliquer les soins sur les blessures de l'écossais qu'il tenta un début de conversation :

"As-tu encore... Beaucoup de difficulté, pour respirer ?"

Ce n'était pas le meilleur sujet de conversation qu'il avait pu trouver, surtout quand il savait pourquoi il s'était pris cette balle. Mais ça avait été sur le coup la seule chose qu'avait pu trouver le Français, espérant que la réponse n'allait pas être aussi froide que les précédentes.
Encore fallait il que l'écossais soit réceptif. Si il ne l'était pas, oh, ça ne l'étonnerait pas dans un sens : qui pourrait être motivé dans des cas pareil ? Mais il souhaitait malgré tout pouvoir reprendre des conversations normales avec Kenneth, et qu'ils oublient cette mésaventure. Peut-être était-ce encore tôt pour pouvoir commencer à le croire, mais il était difficile de retirer à Francis ce côté « optimiste ». Cela pouvait paraître un peu idiot, voire naïf, mais il n'en avait pas grand chose à faire, de qu'on pouvait dire à ce sujet.
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MessageSujet: Re: "Un côté blanc, un côté noir et c'est ce que nous allons voir.." - Ft Kenneth Wallace Mar 23 Fév - 14:09





432 mots

Je suis moins dark. :c

Kenneth resta silencieux longtemps, ne répondant pas aux quelques phrases qu'avaient pu prononcer Francis. Certes il avait mal, les gestes de son ami n'étant pas ce qu'il y avait de plus tendres. Au contraire, l'écossais ressentait sans mal son malaise, son stress, et cela… Cela lui brisait le coeur.

France et Ecosse, Kenneth et Francis, l'Auld Alliance, une amitié qui durait depuis longtemps… Si longtemps. L'écossais avait même l'impression que le blond avait toujours été là, à ses côtés. A ses yeux, l'autre nation était plus qu'un ami, leur complicité, il n'en partageait d'égale avec personne d'autre.
Quand il parlait à Francis, Kenneth n'avait honte de rien. Il ne lui avait jamais rien caché, entre-eux il n'y avait jusque-là jamais eu de non-dits.

Et pourtant, à les voir là, le rouquin le savait, on aurait presque pu croire à des inconnus. Sans rien dire, sans même oser se regarder. La tension était palpable, et entre eux ne se trouvait qu'un malaise. « Plus vite, je veux qu'il finisse plus vite… Et qu'il s'en aille. » Voilà tout ce que l'écossais arrivait à penser. Il avait honte, il avait mal.
Jamais il n'avait ressenti ça envers Francis. Même dans les pires moments, quand le poids d'être une nation pesait trop lourd, quand les Highlands était à feu et à sang, quand il était battu, abattu, et que son unique envie était que tout s'arrête… Il avait toujours trouvé auprès du français une épaule sur laquelle prendre appuie pour se relever, quelqu'un pour lui redonner confiance et l'envie de se battre pour le futur…

Il avait toujours eu ça. Mais aujourd'hui… C'était terminé. Écosse se sentait plus seul que jamais en réalisant cette distance qu'il y avait entre-eux, une distance qui lui paraissait infranchissable.

Et ça lui faisait mal. Plus mal encore que ses os fracturés, que son poumon perforé, que ces morsures, ces griffures et que toutes les tortures qu'il avait pu subir jusqu'à aujourd'hui. Il voyait l'une des personnes les plus chères à son coeur s'éloigner, sans pouvoir rien n'y faire. Sans pouvoir crier, sans pouvoir bouger, sans pouvoir la retenir.

Il était impuissant face au monstre qui vivait en lui.

Sa gorge était serrée, et il réalisa enfin que les larmes coulaient sur ses joues sans qu'il ne puisse les retenir. Depuis quand ? Depuis quand pleurait-il ?
Mais quelle importance ?
Il baissa les yeux misérablement, avant de prononcer, entre deux sanglots, abandonnant toute fierté :

« Ne me regarde pas comme ça… Pas toi Francis… Pas toi… Je suis un monstre mais je t'en supplie… Ne m'abandonne pas... »

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MessageSujet: Re: "Un côté blanc, un côté noir et c'est ce que nous allons voir.." - Ft Kenneth Wallace Mar 23 Fév - 17:09
I don't wanna let you go
feat. Kenneth Wallace & Francis Bonnefoy
“Quoi qu'il se passe, je ne te laisserai pas” J'invente

Il n'y avait rien à faire. Peu importe tout ce qu'il avait pu dire, Francis n'avait reçu de la part de son ami des silences plus que douloureux. Il ne semblait pas entrain à lui parler. Bien sur, cela fit mal au Français. Mais qui était-il, pour le juger ? N'était-ce pas dans un certain sens... Normal ? Après tout,  son comportement ne devait pas lui donner envie de parler. La nation se décida alors à respecter cela, et ne tenta plus d'entamer une conversation.

C'est alors qu'il se concentra entièrement sur les soins à donner. Rien de plus. Il ne supportait plus l'ambiance qui régnait dans cette pièce. Il voulait partir, il voulait fuir. Fuir face à celui qu'il avait accompagné durant tant de siècle. Cela ne lui plaisait pas, mais il était peut-être trop tôt après les récents événements pour espérer un retour à la norme. Quel idiot, comment avait-il pu croire ne serait-ce qu'un instant qu'il allait pouvoir agir comme si de rien était ? C'était idiot. Parce que même lui était incapable de paraître comme d'habitude.

Il s'empressa alors de terminer les bandages, de nettoyer rapidement les dernières traces de sang. Cependant, la vitesse du Français n'empêchait pas ses légers tremblement. Dieu qu'il s'en voulait d'être ainsi. Il préféra ne pas faire attention à cela, puis, lorsqu'il eut finit, ce n'est qu'à ce moment là qu'il s'autorisa à relever les yeux vers l'écossais, afin de le lui annoncer.

Malheureusement, il ne put sortir de serait-ce que le plus petit mot quand il pu voir le visage de son ami. Quand il pu apercevoir les larmes de l'écossais. Il pleurait. Kenneth était en train de pleurer. Par sa faute. Par son attitude. Francis n'en doutait certainement pas.

« Ne me regarde pas comme ça… Pas toi Francis… Pas toi… Je suis un monstre mais je t'en supplie… Ne m'abandonne pas... »

L'entendre lui brisa le cœur. Francis l'avait toujours vu comme un personnage fier, se montrant à tout moment fort. Comme un personnage ne baissant pas les bras. Et là, là, devant lui ce si fort écossais se montrer finalement.. Faible. Il n'y avait pas d'autre mot pour le définir.
Les remords que ressentit alors le France étaient indescriptible. Non. Non. Il ne voulait pas. Il n'avait jamais voulu en arriver à cela... ! Il maudissait d'avoir eu un tel comportement. Pire encore, il maudissait le fait de ne pouvoir faire autrement.

A plusieurs reprises, Francis cherchait à répondre. Cherchait ses mots. Cherchait ce qu'il pouvait dire de plus réconfortant. Mais rien. Rien ne lui venait. Ses lèvres se montraient tremblantes, mais sa voix était absente. Il ne savait pas quoi répondre. Il n'en avait aucune idée. Pourquoi ? Pourquoi ?! Alors qu'on venait si souvent le voir pour des conseils, pourquoi ne trouvait il donc rien à dire, alors qu'à l'instant même, il s'agissait de la personne qui avait, à ses yeux, une si grande importance ? La peur l'empêchait-elle de parler ? Craignait-il à ce point de blesser encore plus Kenneth ?
Oh, cela devait finalement peut-être bien être le cas. Il ne voulait pas faire de nouveau une erreur. Mais que pouvait-il dire, finalement ? Lui mentir ? Non, ce n'était pas une solution. Du moins, pas le bonne. Francis savait que son confident le remarquerait. Mais la vérité ne risquait-elle pas d'être encore plus blessante ? Il souhaitait le rassurer, il ne voulait plus le voir ainsi. Il ne voulait pas que tout soit si compliqué. Pas avec Kenneth. Pas lui. Tout sauf lui. Son attachement à l'écossais était bien trop fort pour qu'il puisse se permettre de tout laisser tomber.

Si une boule se forma dans sa gorge, il parvint néanmoins à bouger ses membres, et sa main se dirigea vers le visage de l'écossais afin de lui retirer ses larmes. Il ne voulait plus le voir ainsi. Ce n'était pas à Kenneth de pleurer. Lui n'y était pour rien. Il n'y était pour rien...
Après avoir séché ses larmes, il caressa doucement la joue de son ami, puis dirigea sa main vers la sienne et la serra. Il baissa par la suite la tête, ne pouvant le soutenir du regard.
Ses mots résonnaient encore dans sa tête. Il voulait mettre fin à cela. Sans plus réfléchir, il entama finalement une sorte de réponse :

« Je ne peux pas.. Il m'est impossible de t'abandonner... Ce n'est pas ce que je veux, je ne le voudrais jamais Kenneth.. »

Il aurait pu s'en arrêter là, ne pas aller plus loin. Laisser Kenneth sur cette « note d'espoir ». Mais le ne pouvait pas. Il se devait de le lui dire. Il savait le risque qu'il prenait. Oh, oui, il s'en rendait bien compte. Mais que faire d'autre ? Si tout n'était pas avoué, cela pouvait empirer leur relation. Et comment vouloir mettre termes à cela ? A tout ce qu'ils avaient vécus ensemble ?
Il serra sa main un peu plus fort, comme si son ami allait partir à tout moment. C'était une douce ironie, cependant. Le seul qui pouvait partir en ce moment même était... Lui. La nation écossaise, vu son état, ne pouvait bouger. Alors peut-être espérer t-il juste une réaction, à travers cette main. Même une minime. Qui allait juste montrer que l'écossais le croyait dans ses paroles. Tout simplement parce qu'il ne disait là que la vérité.
Mais tout n'était pas fini. Alors, plus faiblement, il reprit :

«... Quand tu as perdu le contrôle, quand cette... bête a prit le dessus... J'en suis resté effrayé. J'ai caché ton identité à Vietnam, pour qu'elle puisse... Te tirer dessus afin de te calmer. Je n'ai rien trouvé d'autre... Ne m'en veut pas.. Ne m'en veut pas s'il te plaît... »

Il ferma un instant les yeux, et prit une longue inspiration. Il devait finir, il devait continuer jusqu'au bout :

« J'essaye... J'essaye de te dissocier. Tu n'es pas ce monstre... Ce monstre n'est pas toi. Je le sais Kenneth, je te connais bien trop pour pouvoir imaginer les choses autrement. Mais... Il vit en toi. Il sommeil en toi... Et... Et ça m'effraie. Kenny... J'ai peur, j'ai peur qu'un jour il prenne définitivement le dessus sur toi. Qu'un jour.. Tu ne sois plus...Toi. Je l'ai vu agir, je l'ai vu faire et... Ce serait trop douloureux qu'un jour tu n'agisses plus autrement qu'ainsi. Pardonne moi... Pardonne moi de mon regard, de mes agissements. Je fais de mon mieux... Cependant, ce n'est pas..Suffisant. Je le sais... Mais.. Mais si ça en vient à une telle... Ambiance entre nous je.. Je ne pourrais pas le supporter, Kenneth je... Je pourrais pas, je.. »

Il finit par s'arrêter, ne sachant plus quoi dire, ses mots se perdant dans sa bouche. Désormais, il n'attendait plus que la réaction de son ami. Il ne pouvait dire comment ce dernier allait réagir, et il ne voulait pas l'imaginer. Il voulait, encore un peu, espérer que ça allait s'arranger. Il croyait encore à ce lien si fort qui les avait tant lié. Il voulait réellement le croire, plus que tout.

« Pardon... Pardonne moi.. »
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