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You could be the beast, I could be the tamer. || Angleterre

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Angleterre

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Mutation: Communication inter-espèces
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MessageSujet: You could be the beast, I could be the tamer. || Angleterre Dim 3 Jan - 13:15
APH : Edge of Eternity
Arthur Kirkland

 
"God saved the Queen but not the world."




 
Présentation

 


« Good evening. Je réponds au nom d'Arthur Kirkland, même si mon entourage m'appelle au mieux Arthy, ou au pire « Gros Sourcils » - et je ne vois pas pourquoi, c'est quand même dingue de vous acharner là-dessus. Vous vous êtes vu, vous ? Je suis la figure humaine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, ou pour faire court, l'Angleterre. Mon premier regard sur le monde date d'un 23 avril, et je suis un homme qui mérite largement son titre. À ce propos, qu'on ne vienne pas me chanter que je n'ai pas d'amis et que j'ai la poisse pour les problèmes de cœur : je m'en branle d'être seul, et de toutes façons, je n'ai pas de goûts tout à fait clairs. Hommes et femmes font tout les deux l'affaire, si c'est la question que vous vous posez... (mais les hommes ne méritent pas ma politesse, la plupart en tout cas) Pardon ? Quel caractère de merde ? Vous divaguez, je suis un parfait gentleman, réfléchit et stratégique. À la limite, l'extrême limite, je veux bien avouer que je peux être assez... têtu. Et froid. Que je suis un gros égocentrique, mais là encore, vous ne m'entendrez plus jamais le dire. J'espère que vous retiendrez bien la leçon, car tout ça là, je ne le répéterai pas. »

Taille : 1m75
Poids : 68 kg
Mutation : Communication inter-espèces; le sujet est capable de communiquer avec n'importe quel être vivant, de manière télépathique pour les non-humains.
Angleterre peut donc échanger une conversation avec des animaux par la pensée. Un don à première vue innocent, si ça ne lui permettait pas de diriger une horde qui peut s'avérer utile au combat – si des animaux sont à proximité bien entendu. Sans conséquences graves, si ce n'est que certains mutants peuvent malheureusement l'embrouiller en lui envoyant des mots confus, lui donnant des maux de tête assez gênants. Il ne contrôle pas toujours sa mutation, ce qui fait qu'il confond souvent langage humain et animal.
Arme de prédilection : Bien qu'il soit à l'aise avec la poudre, il devra se contenter d'une arme de mêlée – ce qui n'est pas pour l'embêter non plus.
crédits


 
Physique

 


Tout le monde sait à quoi tu ressembles, Arthur. Le grand Angleterre, conquérant égocentrique qui a parcouru les plus éloignées parties du globe pour arracher de jeunes nations à leur liberté mais aussi à leurs fragiles débuts sans appui. Peu de gens ignorent ce à quoi tu ressembles, mais pour nous assurer que tu es bien celui qu'on attend, il va falloir faire un petit effort descriptif.

L'anglais est grand comme la plupart de ses camarades, quoique assez petit, quand on connaît les autres géants de la planète. Mais un mètre 75, ce n'est pas une taille ridicule. Aussi grand que son ego, il est taillé dans un corps modeste, la nature l'ayant ainsi gâté de muscles discrets, et la force adéquate avec. Ce n'est pas un gros costaud, mais il n'est pas une crevette non plus. Il a en tout cas la chance de ne pas être gros. Il est plutôt svelte, c'est le mot le plus approprié sans doute. Mais ce qu'on connaît le mieux de l'Angleterre, ce ne sont pas les courbes de son corps, mais plutôt les traits de son visage. La plupart vous diront qu'il est laid, d'autres qu'il est juste ordinaire. Sa tronche ne se limite pas qu'aux épais gros sourcils que tout le monde remarque à vingt mètres, la nuit, en plein brouillard. Même si c'est ce qui constitue 80% de sa notoriété physique, on peut ajouter quelques choses. Sous ces broussailles vous fixent deux yeux d'émeraudes, qui semblent être la paire de joyaux la plus propre au britannique. C'est sûr que c'est plus joli à regarder que ses cheveux de paille. Il est blond, mais mal coiffé. Et il aura beau lutté contre cette chevelure rebelle durant des siècles, elle l'emportera toujours. En dernier petit détail, il a les oreilles percées, vestige de sa période punk. Comme je vous le disais, de manière objective, il est soit laid soit ordinaire, alors inutile de s'attarder plus longtemps sur son apparence naturelle.

Pour ce qui est de sa garde-robe, vous vous doutez forcément qu'Angleterre n'aura dés aujourd'hui plus l'occasion d'être coquet. Depuis son arrivée à la base, tout comme ces précédents mois, on ne le voit plus qu'avec une combinaison militaire, cependant peu lourde. Au minimum, les revêtements adéquates pour se protéger de toute attaque surprise. Mais plus le temps passe, plus Arthur se permet de lâcher un peu de lest là-dessus, d'où le retour de ses chemises et pulls favoris – du moins ceux empruntés dans les stocks, il n'a pas eu le loisir d'amener sa chambre avec lui. Il porte donc en général, combinaison ou habits normaux, des pulls assez épais avec des pantalons à protection – comme des genouillères – ainsi que des grosses bottes – des rangers surtout, ce serait pas étonnant que l'apocalypse ait réveillé son vieux côté punk. Parlant de ses styles préférés, il a donc fait une croix sur toutes les tenues qui peuvent rappeler sa patrie. Ce n'est pas un haut-de-forme ou sa bonne veste en cuir qui fait joli qui vont l'aider dans sa quête du sauvetage du monde. Dans tout les cas, l'habit ne fait pas le moine, ce qui fait qu'il sera de toutes évidences reconnaissable par pratiquement toutes les nations.


 
Caractère

 


Un sacré spécimen, l'anglais. Tu auras beau le nier, on sait tous que tu as un caractère bien trempé, pour pas dire loyal mais têtu, fiable mais lourd, aussi chaud que froid. Tu n'es sympathique que lorsque ça t'arrange et gratuitement méchant quand l'envie t'en prend; c'est à dire… souvent. Et en des siècles d'existence, rien n'a changé n'est-ce pas ?

Ce que la plupart du monde sait de lui, c'est qu'Angleterre est un grand égocentrique. Il n'agit en conséquences que pour lui-même, et n'a qu'un but dans sa longue et historique vie : c'est envoyer promener les autres en prouvant sa supériorité. Pas un maître du monde, ni un tyran insaisissable, mais son comportement en est tout à fait adéquate. Il n'en est cependant pas égoïste pour autant : même si le britannique a beaucoup conquit et dirigé des colonies qui aujourd'hui, volent parfaitement de leurs propres ailes, il n'en reste pas pour autant un salopard imbu de lui-même. Enfin si, il l'est tout de même, mais il acceptera toujours d'offrir une main ou deux pour aider un de ses compatriotes. Et comme rares sont les amis d'Arthur, sa gentillesse – vous avez bien lu – est peu connue, ne ressortant justement que pour les élus de son maigre cercle de sympathie. Alors Angleterre a peut-être la réputation d'un vieux punk froid et têtu, il n'en demeure pas moins un fiable camarade qui peut s'avérer utile dans les situations les plus critiques – on ne dit pas non plus qu'il lève le petit doigt pour les autres uniquement en cas d'urgence extrême.

Même s'il fait un peu bougre, Arthur a tout de même un minimum d'humanité. Et même, il est très humain. Si, il peut être romantique, mais inutile de vous cacher qu'en ces temps-ci, on se moque bien des habitudes « comptez fleurette » de tout le monde; de toutes façons, à la base, il vous le dira souvent. C'est d'ailleurs là que vous pourrez sans doute lui répliquer qu'il n'a de toutes façons aucun ami, bien qu'au vu de la situation actuelle, ce n'est peut-être pas le meilleur compliment à faire. Cependant, si vous voulez l'avoir dans la poche – du moment qu'il ne vous a pas déjà méchamment jugé et classé dans sa liste noire – il suffit d'être un peu lèche-botte ou tout simplement de dire du bien de lui. Sensible aux critiques, il prendra facilement toutes les bonnes; comme les mauvaises, malheureusement. C'est qu'il a les nerfs facilement à bloc, l'anglais. S'en faire un ennemi est à la fois facile et compliqué. Même si vous lui donnez une mauvaise impression au départ, il pourra toujours être plus tolérant la prochaine fois. Inutile donc de tout de suite lui tourner le dos, il peut s'avérer être un bon allié. Télépathe avec ça. Pour tout ce qui n'a rien d'humain, certes, mais Arthur le vit plutôt bien, et il trouve même que la nature est aujourd'hui un bon moyen de se défendre quand on voit où le gouvernement a échoué.

Il sera de toutes façons plus apte au combat « non muté » car, taper sur l'ennemi de toutes ses forces et surtout avec toute la haine d'un petit rageux comme lui, ça aidera aussi bien son moral que la face du monde.


 
Histoire

 


- La « modification de l'ADN entraînant une mutation » ?

Ce fut la seule fois où Arthur prononça la fonction de cette invention dans son intégralité. La première où il l'avait entendu, c'était de la bouche d'États-Unis qui, de sa voix émotive et presque stridente, avait averti son mentor au téléphone d'avoir trouvé une « avancée scientifique trop cool qui va révolutionner le monde », ou quelque chose du genre. À ce jour, l'anglais avait compté cela comme une de ses phrases tournées pour tout simplement ressortir la même rengaine : qu'il est un foutu héros. Angleterre l'avait ignoré, n'ayant jamais prit ses idées fantaisistes au sérieux. Ce qu'il ne savait pas cependant, c'était que l'équipe américaine avait déjà bel et bien tout mit en marche. Et que ça fonctionnait.

Puis le 10 octobre 2013, cet après-midi, on parlait de ce projet perché dans des papiers officiels. Interloqué par cette « coïncidence », Arthur relut les documents, l'oeil attentif sur chaque mot. Au fur et à mesure qu'il lisait, il pouvait presque entendre le « c'mon, dude ! » de son ex-colonie, qui le poussait à accepter la proposition folle qu'offrait les États-Unis d'Amérique à travers le monde : profiter de ces modifications génétiques et développer une capacité physique ou psychique. Outre sceptique face à l'idée d'accepter, Angleterre et sa curiosité – sans compter son infatigable appétit de toujours vouloir surpasser les autres – ont fini par céder, laissant ainsi le champ libre à ses habitants de « profiter » de ce que l'on appelait communément, une mutation.

En quelques jours, Londres s'est retrouvé transformée : des centaines de gens étaient capables de communiquer avec leur animal de compagnie, et les votes estimaient qu'en gros, c'était « marrant, et de toutes façons parfaitement inoffensif ». En même temps, oui, qu'aurait-il pu arriver à sa capitale et à ses villes voisines tentées s'il ne s'agissait que d'échanger par télépathie quelques mots avec son chien ou son chat ? À force d'observer, de constater, et d'attendre, Angleterre a fini lui aussi par être touché, sans avoir à acheter le « traitement ». À partir de là, son gouvernement ne voyait plus aucune contrainte à étendre la vente jusqu'à Oxford, Cambridge, Manchester, et plus loin encore. D'après ce qu'il entendait continuellement et ce pendant plusieurs mois à la radio et à la télévision – sans compter dans la presse écrite et sur Internet – ses frères et voisins britanniques aussi avaient tenté l'expérience.

Jusqu'ici, tout allait bien.

2 novembre 2014.

Au final, tout allait mal.

Au milieu de tout ces anglais, eux dont maintenant 75% de la population s'était offerte cette sorte de modification, avaient été découvert des cas dangereux, à part et… plus vraiment très humains. Dans le but de les étudier, de comprendre les causes de leur apparition et dans la prévention de ne plus en voir d'autres, le gouvernement a organisé des captures de ces êtres hors normes que le public appelait des « mutants »; puisqu'ils semblaient avoir développé pleinement la capacité dont presque toute l'île était capable. Comme d'habitude, Angleterre pensait gérer la situation, la contrôler, l'analyser lui-même, et ainsi régler le problème, comme il en a toujours été pour sa patrie, seulement… Nom de Dieu, pourquoi les choses tournaient de manière à ce qu'il ait complètement tort ? Et même pire : à ce qu'elles se retournent contre elle ? Lorsqu'il avait tenté de joindre son ex-colonie américaine, il était déjà trop tard : le SDG, une variante de la modification génétique que le monde entier s'était arraché en si peu de temps sans savoir, échappait déjà aux mains de tout ses compatriotes nations. Lui encore, avait de la chance que les mutants qui envahissaient son île ne puissent pas attaquer directement : l'Amérique, elle, était déjà en train de s'effondrer.

25 décembre 2014.

Merry Christmas.

Cette fois-ci inutile de se voiler la face : le monde était bien dans la merde. Et par conséquent, lui aussi. En ce jour où il devait sourire, profiter et s'amuser, Angleterre n'avait plus ni tranquillité, ni détente. Sa capitale était en train de s'écrouler, et la police n'était plus rien. Son gouvernement, en panique, s'effritait lui aussi. Des membres s'étaient fait attaqués, tués, emmenés, les plus lâches avaient prit la fuite... C'est à partir de là que l'anglais a jugé bon de devoir prendre contact avec sa famille, dans l'espoir qu'il puisse en tirer de bonnes nouvelles. Il n'était pas très au courant des mutations qui avaient affecté ses frères, si au moins ils tenaient encore la route... Angleterre voyagea vers le nord de son île, dans l'intention de rejoindre l'aîné.

Écosse avait peut-être plus de chances que lui.

C'est durant sa route jusqu'à Edimbourg qu'il put se prendre la gravité de la situation en pleine gueule. Il n'aurait jamais cru que sa mutation pouvait aller aussi loin, avec ces... hommes rongés par le SDG qui pouvait hélas faire plus que seulement se mêler à l'ADN de son porteur. Il avait vu plus d'animaux que de gens ordinaires sur son chemin, et des troupeaux d'espèces sauvages qu'on voyait plus généralement éloignées des villes. En s'aventurant ainsi, il pensait affronter plutôt des mutants, pas forcément des bestioles avec lesquelles il ne pouvait plus établir la communication. Mais les jours suivants se sont résumé à des croisades de ce qui ressemblait à des combats de chiens vulgaires, exceptés qu'ils ne s'agissait pas que de chiens, et de longs trajets en voiture qu'Arthur a dû se résoudre à voler lorsque personne ne semblait en avoir besoin. Après, peut-être que si, elles auraient servi, mais à voir l'état des petites villes dans lesquelles il s'était arrêté, leur laisser une chance de survie n'en valait pas la peine...

Edimbourg; la panique commençait à l'habiter. Écosse n'était nulle part. Inutile de questionner son gouvernement, il était déjà à moitié en miettes. Et puis à quoi bon demander des recherches : les mutants n'attendaient rien, eux. Au point où il en était, et surtout parce que l'inquiétude le rongeait à un point où rien d'autre ne comptait sur le moment, Arthur s'aventura plus loin sur le territoire de son frère. Il était venu le chercher, il n'avait pas l'intention de faire demi-tour avant. Seulement, allez fouiller un pays entier sans aide, pour trouver une personne, sans rien savoir sur sa position précise... Même si le désespoir devait l'habiter de jour en jour, il n'avait de toutes façons rien d'autre à faire. Mais il était plus fort que ça. Et son grand frère aussi. Il était ici, sans doute, quelque part. Et il allait le trouver.

En attendant, il se perdait dans les plaines écossaises, s'accrochant à rien du tout dans l'espoir de le trouver. Ou juste de tomber sur un indice, un signe, ce petit truc qui lui permettrait de retrouver sa trace. Mais il ne trouva rien, hormis de la nature ravagée et des ruines de petites villes et autres villages abandonnés. Même des bicoques au milieu de nulle part. Un de ces frileux soirs proches de Noël, Arthur décida de s'arrêter dans l'une d'elles, grimaçant toutefois à l'idée de ne pas allumer de feu, au risque d'attirer des choses non humaines par ici. Il s'agissait juste de trouver un abri, et en option, des vivres ou quoi que ce soit d'utile. C'est en effet là-dedans qu'il trouva un bric-à-brac abandonné. Très léger, mais qui pouvait encore servir. Il garda le tout, jugeant que personne ici n'allait en avoir besoin. Encore moins le cadavre d'homme qu'il avait trouvé et déplacé à son arrivé... Un pauvre écossais lambda qui a dû chercher à fuir la dure réalité. Peut-être s'était-il laissé mourir, victimisé par le désespoir. Ou la faim.

La nuit était tombé, Arthur pensait pouvoir dormir tranquillement, dans un coin perdu et éloigné des villes. Peut-être allait-il pouvoir se reposer sans se soucier du moindre mutant à l'approche... Hélas. Ce qui le sortit des prémisses de son sommeil, lui seul pouvait l'entendre. Et heureusement, car un autre se serait laissé surprendre. Comme si la voix résonnait dans sa tête, un ordre qui ne lui était pas adressé le fit bondir de son plancher abîmé et humide, l'avertissant d'un danger imminent. Quel curieux hasard.

Un Gregari, fruit de son arme génétique, et un loup, arme en option.

Arthur s'était déjà servi de quelques animaux durant son trajet pour se défendre. Mais il n'avait jamais pensé à en garder un avec lui pour compenser les armes à feu à chargeurs limités. Et pourtant, il ne lui restait déjà plus beaucoup de munitions. Au moins, le mutant était seul avec l'animal, et il n'allait pas gâcher de balles pour le canidé. Il fit silencieusement le mort lorsque les deux bestiaux entrèrent, et au dernier moment, lorsque le loup qui partait en éclaireur allait le trouver et avertir son maître... l'anglais lui asséna un violent coup avec le manche de son arme. Le loup perdit connaissance sur le coup. C'était déjà un de moins dans la course. Quant au Gregari, celui-ci était à présent sans défense, et Arthur n'en fit qu'une bouchée en vidant son chargeur sur lui. C'était une perte de bien, mais pour la bonne cause : une balle de moins ne l'aurait pas achevé. Maintenant qu'il n'avait plus rien pour se défendre, Arthur se sentit quelque peu nu. Sauf qu'après s'être débarrassé du cadavre du mutant, il se souvint que l'animal à l'intérieur n'était pas mort. Il était plutôt gros, pour un simple loup. Et sans doute rendu libre maintenant que le monstre avait disparu. Arthur décida donc de compenser son absence d'arme utile avec celle de son feu ennemi muté : le canidé allait lui servir dans le reste de sa quête.

Le reste de la soirée passa. Tout semblait s'annoncer paisible jusqu'à l'aube.

Sauf qu'au milieu de la nuit, une chose changea encore.

Arthur, qui s'était assoupi dans la même pièce (et le même sol recouvert d'un drap sale) fut réveillé par le désagréable bruit d'une personne malade et désespérée. Il mit quelques secondes à ouvrir les yeux, s'habituer à la lumière... et trouver un reste de repas sur le sol. Le temps d'émerger, il songea au loup qui avait peut-être vomi sa nourriture récemment consommée. Sauf que les loups ne pleuraient pas. Assis par terre et se redressant tout juste de sa douloureuse position du sommeil, il cligna des yeux en remarquant qui venait de saloper le plancher.

Un grand type au visage ravagé par la fatigue et les larmes. Roux. Avec des yeux aussi verts que les siens.

Son frère aîné, Écosse. Qu'il cherchait partout pendant des jours. Il y eut un blanc à l'instant où leurs regards se croisèrent, et le « canidé ramassé maintenant devenu humain » fut le premier à réagir.

« Arthur ! Sassan putain c'est toi ! »

Il n'y avait qu'une seule personne au monde qui l'appelait de cette manière avec un accent si difficile à comprendre.

- Kenneth ?! Oh bordel t'es vivant !

Aussi surprenant que ça pouvait l'être, les deux s'étaient enlacés, propulsés par leurs retrouvailles inattendues. L'idée que son grand frère était ce loup contrôlé ne lui effleura pas immédiatement l'esprit, puisque trop heureux d'avoir enfin mit la main sur cet écossais qu'il cherchait partout en remuant ciel et terre... enfin, son ciel et sa terre. Au diable le fait qu'il était nu dans ses bras, il accepta malgré lui de mettre sa fierté de côté, le temps de se remettre de l'excellente nouvelle.

« Je suis heureux de te revoir putain. Mais dis voir, avant tout… T’aurais pas des vêtements à me refiler ? »

Un rire et un sourire nerveux échappèrent au visage habituellement froid ou boudeur de l'anglais. Lui aussi il l'était... Pour la première fois depuis des mois, il était vraiment...

- Heureux de te retrouver aussi, big brother...

À partir de là, les choses lui semblaient plus faciles, ou du moins, plus aisées et moins difficiles. Il n'avait peut-être plus d'arme chargée, mais il avait son frère. Qui lui racontait posséder une mutation lui permettant de se transformer en loup. Angleterre trouva la chose ironique, lui qui répondit que, comme les Gregari, il pouvait contrôler – en tout cas, communiquer et donner des ordres – toute espèce animale. Mais à l'allusion de ces mutants-ci, il dût écouter la sordide période qu'à dût traverser son aîné. Des souvenirs qui lui étaient revenus, Écosse informa son frère qu'il avait commis des choses affreuses, sa conscience capturée pendant il ne sait plus combien de temps par le monstre qu'il avait abattu. À l'évidence, Arthur avait tiré le rouquin d'un guet-apens abominable. N'ayant jamais été très doué pour consoler, il ne trouva rien d'autre à faire que de l'écouter. Ou juste, lui promettre à la fin de son récit que, ensemble, ils allaient pouvoir avancer et trouver une solution pour sauver leurs nations. Et celles des autres.

C'est donc sur un accord commun qu'ils se décidèrent à migrer vers Inverness. Pour la santé mentale de son frère, Arthur fut rassuré de le voir soulagé en voyant quelques têtes apparemment encore vivantes. Bien sûr, le fait qu'il était toujours perturbé par les atrocités qu'il a été forcé de faire était évident, mais Arthur ne le soutint qu'en l'encourageant à avancer avec lui dans leurs recherches, et la motivation à reprendre contact avec leurs autres frères britanniques. Les jours où ils séjournaient là-bas, Angleterre se stressa de plus en plus pour les situations de Pays de Galles, Irlande du Nord, et, le pire du pire, Sealand... Pourquoi n'était-il pas allé le chercher ? Une si petite micronation grande comme un terrain de tennis, il aurait dû y penser plus tôt. En même temps que l'écossais se morfondait silencieusement sur ses souvenirs, l'anglais se maudissait à ne pas être allé voir son cadet plus tôt. Et installés comme ils étaient à Inverness, il était trop tard pour proposer une expédition à aller le chercher. Avec un peu de chance, paumé comme il était sur sa plateforme, il ne craignait rien. En tout cas, il l'espérait de tout cœur.

Des rumeurs vinrent ensuite frapper la ville écossaise.

On parlait d'une base située non loin de Milan, en Italie. À l'un des bouts de l'Europe. Direction totalement opposée à la leur. Arthur et Kenneth étaient sans objectif fixe, mais à l'entente d'un peuplement unique de Nations et un échange de regard complice peu après... la décision fut prise.

Le lendemain, ils étaient partis.

Arthur s'était ressourcé en armes et munitions avant leur départ, et accessoirement, il s'assurait qu'Écosse soit libre de ses mouvements sous sa forme de loup. Il appréhendait d'échouer justement après avoir traversé la frontière, et ils en avaient bien croisé, des Gregari. À chaque mauvaise rencontre du genre, soit Arthur les abattait à temps, soit il parvenait à communiquer avec son frère par la pensée avant que le mutant ne le fasse. L'adrénaline du voyage, quelque part, l'encourageait à être plus rapide. Quelques fois, ils empruntaient des voitures, lorsque leurs forces physiques étaient trop faibles pour s'aventurer encore à pied. Les jours passaient.

Les semaines passaient.

Les mois aussi.

Au final, entre leurs retrouvailles et leur arrivée à Milan, il s'était écoulé un an. Une putain d'année remplie de terreur et d'espoir, de survie et d'encouragements qui sonnaient creux. Si en plus d'un an, tout s'était empiré mais rien ne s'était arrangé, alors qu'y avait-il à rejoindre cette base dont ils ignoraient pratiquement tout ? Elle était pleine de Nations, mais est ce qu'ils allaient trouver une solution là-bas ? Est ce qu'elle tenait toujours ? Les rumeurs n'étaient-elles que des rumeurs ? Ça semblait trop beau, si ça se trouve, on leur a mentit... Des Nations réunies à Milan... Ça ressemblait à un mirage.

Pourtant, en levant la tête vers un bâtiment sur le territoire italien, en janvier 2016, Arthur reprit espoir. Accompagné de son frère, fatigué et blessé comme lui, il avança avec la détermination de récupérer son repos mérité. Finalement, il restait peut-être encore une chance. De revoir les visages de ses proches, de ses anciennes colonies, de ses chers... Et peut-être, l'an prochain, ou moins si possible, un jour plus lumineux se lever sur le monde.

- Bloody hell, we made it, bro... We made it...


 
Derrière l'écran

 


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Que pensez-vous du forum ? La même chose que d'habitude, à ne pas prendre personnellement :B (paranoiaaa)
Quelle est votre disponibilité ? Assez régulière (oui promis)
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Autre chose ? Oui bah voilà, j'ai craqué. Vous savez à quel point je l'aime celui-là. Désolée si vous vous attendiez à un autre joueur, mais voilà, j'ai eu deux/trois approbations, c'est ma faiblesse- Au moins avec lui il n'y aura pas de shipwar /pan/
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MessageSujet: Re: You could be the beast, I could be the tamer. || Angleterre Dim 3 Jan - 13:28
Bienvenue à mes deux bon gros sourcils préférés 8D !
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MessageSujet: Re: You could be the beast, I could be the tamer. || Angleterre Dim 3 Jan - 13:32
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MessageSujet: Re: You could be the beast, I could be the tamer. || Angleterre Dim 3 Jan - 14:24
Et voila le kiiit ~

- Une tronçonneuse
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MessageSujet: Re: You could be the beast, I could be the tamer. || Angleterre Dim 3 Jan - 14:27
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(MA DARLING)

....Bienvenue blanche neige c;
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MessageSujet: Re: You could be the beast, I could be the tamer. || Angleterre
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You could be the beast, I could be the tamer. || Angleterre

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